27/11/2014

Triste jour

J'ai été l'assistant principal d'hommes d'affaires, l'assistant éphémère de personnalités connues ou inconnues, pendant un jour ou des mois, mais jamais ce que l'on m'a demandé n'a atteint les limites de ma sensibilité. Je me retrouve aujourd'hui à travailler au sein de l’église Catholique en tant qu'assistant. Nonobstant l'institution c'est face à l'humain que l'on se retrouve plongé. Le désarroi de ceux qui ont tout perdu et qui les yeux pleins d'espoir et de larmes vous réclament une aide que vous ne pouvez donner. Et si ça avait été moi ? Des pères de familles qui s'installent au bord de la rue pour quémander, pour survivre.

Et puis ce matin, le ciel est triste et gris comme doit sans doute l'être un ciel d'automne, avec la pluie qui tombe du ciel, comme si Dieu lui même se mettait à pleurer. Cette maman qui se présente. ....  Les larmes me submergent…  Un enfant d'un an décédé. Organiser des funérailles pour un petit bout. Un tout petit cercueil blanc porté par un colosse en larme dans une grande allée ou règne un silence pesant . Une assemblée nombreuse, balancée entre amour et désespoir.  Des parents à qui il faut s'adresser avec justesse, des regards qui se croisent et à chaque moment une émotion tellement forte qu'elle vous restera ancrée a jamais dans la mémoire.

Il y a les joies et les peines, mais c'est toujours l'humanité qui prime.

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