17/09/2015

Devenir Freelance : l'avenir des cadres et des employés

téléchargement (3).jpgUne nouvelle forme de développement économique se dessine dans notre société, une forme ou le tissu industriel largement présent il y a quelques années disparaît. On voit maintenant se développer de plus en plus des professions liées aux services et non à la production. Les personnes qui possèdent une expérience probante vont de plus en plus, proposer leurs services de façon indépendante (freelance) et non plus se faire engager en tant que salariés.

Pour en savoir plus : 


Bel RTL éco - Est-ce que le salariat va disparaître ?  Dans sa séquence BEL RTL Eco, Bruno Wattenbergh a évoqué la disparition du salariat.

Ce n’est pas à l’ordre du jour, mais de plus en plus d’observateurs relèvent cette tendance. Est-ce que le salariat, le statut de salarié, serait une forme de travail en voie d’extinction ? Selon Bruno Wattenbergh, la réponse est oui. Alors bien sûr, ce n’est pas quelque chose qui saute aux yeux, qui est une réalité statistique évidente, mais c’est une tendance identifiée à la fois par des économistes et par une série de chercheurs.

Mais pourquoi est-ce que cette forme de travail, largement majoritaire, devrait disparaître ?

Tout d’abord car ce salariat, s’il était parfaitement adapté à l’usine du XXe siècle, correspond de moins en moins à l’organisation de la production du XXIe siècle. Il correspond aussi de moins en moins aux aspirations d’un nombre croissant de travailleurs. C'est pourtant exactement l’inverse que proclament les syndicats, voire les gouvernements aujourd’hui Syndicats et gouvernements tentent, comme l’explique très bien Jean-Marc Vittori un éditorialiste économique français, de construire des barrières, des rigidités, pour protéger les salariés, mais personne ne voit vraiment arriver la grosse vague qui va bouleverser la donne. L’organisation du travail change, en profondeur et ces changements vont s’accélérer. En arc-boutant sur des acquis de plus en plus fragilisés, nous nous empêchons de voir le tsunami qui arrive et nous oublions de nous adapter. Nous oublions aussi d'aider les citoyens à se préparer à ce changement. Mais le statut salarié, c’est quand même une norme Et depuis le XIXème siècle, car le salariat répondait parfaitement aux exigences de la production industrielle : des ouvriers payés pour effectuer une tâche répétitive, bien définie, avec une rémunération et une durée fixées au préalable, dans un lieu donné et le travail devient alors un "emploi", dont les conditions s’améliorent au fil des gains de productivité et des luttes sociales, ou se dégradent lors des crises. Ces gains de productivité étant partagés entre salarié et patron. Mais l'entreprise, ce n'est plus ça, aujourd'hui. Où est le problème alors ? Jusque-là, c’est une belle histoire ! Oui, mais le système productif a muté, la proportion d’ouvriers dans la population active a chuté de moitié en un demi-siècle. L’industrie se réduit à sa portion congrue et les tâches industrielles répétitives sont mécanisées. Quant aux entreprises, elles ont davantage recours à des ressources extérieures flexibles, adaptatives grâce aux technologies de l’information. Elles agrègent des équipes et des compétences au gré de leurs projets pour quelques jours ou quelques mois, elles n’ont plus besoin d’avoir tous leurs employés sur place.

Mais est-ce que cela arrange les travailleurs ? Pas tous bien sûr ! Mais déjà aujourd’hui, les aspirations de ces travailleurs ont évolué. Ils savent qu’ils ne resteront pas toute leur vie dans le même job, que leurs objectifs vont évoluer en fonction de l’évolution de leur famille, de leurs besoins financiers. Ils ont aussi compris que s’ils ont des compétences, c’est eux qui sont recherchés. Quoi qu’il en soit, il est évident que cette nouvelle situation va dualiser le monde du travail, avec d’un côté les free-lances par volonté et de l’autre les free-lances forcés ! (Source : Bel RTL)

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