29/01/2016

La bonne fortune des braconniers

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Il y a des années de cela, alors que je travaillais pour des personnalités du monde des affaires, je me suis rendu dans la propriété privée d'un riche industriel du plat pays.  L'entrée en matière fut vomitive ! Le hall d'entrée regorgeant de bestioles en tous genres empaillées façon grand-mère, paisibles trophées de chasses trônant là,
pour attirer l’œil avide de la clique infâme des grands bousiers. Deux marmottes abattues à coups de 22 long rifles et dont les yeux de billes exprimaient l'étonnement vous accueillaient. Dans le salon d'apparat, deux lions majestueux aux dents acérées, mais au même regard vide que les marmottes et une tête de girafe suspendue comme un lampadaire ridicule au mur de ce musée des horreurs. Je vous passe les têtes de bouquetins, d'impalas et autres ours en vraie peluche.
 
Puis vint le maître des lieux, le sourire aguicheur, le cigare vissé aux coins des lèvres. Vous pourriez me dire que la ça fait un peu cliché, comme dans un film de je ne sais quel producteur hollywoodien, et pourtant c'est la stricte vérité !  Fier comme Artaban d'accueillir son beau monde dans ce mouroir nauséabond, ne songeant pas une seconde que tout cela appartenant au patrimoine de l'humanité, à vous, à moi, à ceux qui respirent le même air que cet absurde polichinelle.
 
C'était très paradoxal de constater que ce gros poussa bouffi pouvait être à la tête d'une entreprise qui dépassait, et qui dépasse encore les frontières du pays de Jacques Brel, employant ainsi quelques centaines,
que dis-je, quelques milliers de pauvres hères qui ignoraient tout de ce vil personnage aux accents inhumanistes.
 
Bon, à l'heure actuelle il a certainement trouvé une place dans un autre monde. Heureusement que personne n'aura pensé à l'empailler !..............Bien que...................

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