31/12/2017

Seules les victimes seront coupables

Après un long silence, dont tout le monde se fout, mais c'est pas grave, il me reprend cette envie de rédiger sur ce blog. Rédiger, oui, mais autre chose que tout ce qui a rapport avec mon ancienne occupation professionnelle. Rédiger sur ce qui se passe dans le monde. Réagir à des idées, des faits. Cela ne changera rien à rien et qui plus est il n'y aura certainement pas grand monde pour lire mes élucubrations, mais disons qu edans notre monde moderne, écrire ou plutôt tapoter sur le clavier permet d'exorciser pas mal de choses, de se remettre en question, ou tout simplement d'évacuer des sentiments, des sensations.

Je voulais donc pour cette reprise en main de ce blog revenir sur deux faits "d'hiver" qui m'ont particulièrement frappés cette semaine

Le premier : Marc vit un calvaire depuis son agression

Le deuxième : Francois Troukens braqueur

Je peux parfaitement comprendre ce que vit la personne concernée par le premier article, ayant subi il y a bon nombre d'années le même sort avec également des coups, mais aussi des menaces de mort, bâillonné, tabassé, par deux malfrats cagoulés que personne n'a jamais retrouvé et qui pourtant, j'en suis sur, habitaient à moins de 200 mètres de chez moi. Bref je comprends ce mal aise, et cette perte de confiance. Cette peur permanente qui peut parfois entrainer une envie de se supprimer. Puis au fil du temps, il y a parfois le souvenir, un simple moment, même une odeur et tout reprends vie dans votre tête.
Puis face à cela cet article sur un brigand, bandit, consacré par les médias, adulés par une certaine forme de journaleux, qui devient tel un super héros car il a soi disant payé sa dette à la société, suivant les critères établis par une certaine "justice". Une crapule qui se retrouve encensée par un pseudo journaleux comme si l'on assistait au retour de robin des bois alors qu'il n'est rien de moins qu'un crapuleux.

J'en conclus à la vision de ces deux articles qu'encore et toujours il vaut mieux être coupable que victime. Les victimes sont oubliées, ne présentent qu'un intérêt médiatique temporaire. Les coupables eux sont toujours médiatisés. Ils peuvent écrire des livres qui deviendront des films ou des bestsellers. Ils seront interviewes sur leur passé, ils auront "payés leur dette à la société", comme si cela suffisait pour effacer les dommages infligés aux victimes. Et de l'autre côté la victime vivra toute sa vie avec le traumatisme d'un passé décomposé, elle n'attirera les médias et la compassion que le temps d'un quart de saison, et l'on oubliera son nom au plus vite contrairement aux coupables.

J'en conclus une seule chose de tout cela, en fait pour a société il y a une certaine fierté à être coupable et une certaine honte à être victime.

29/09/2016

les yeux qui piquent

J'ai les yeux qui piquent lorsque je lis les commentaires qui s'affichent sous les articles de certain médias. Ils piquent au vu de la façon dont certaine personnes rédigent leurs réactions. J'en ai fait récemment l'expérience et j'avoue que c'est passablement choquant ! Ne pas être d'accord vous entraîne dans une infernale spirale de locutions plutôt salée (et le mot est faible) à l'encontre de ma pauvre mère qui n'est malheureusement plus la et qui serait bougrement attristée que l'on traite son fils de .... fils de .........bon vous avez compris. Si ce n'est ca, vous vous retrouverez pendu au bout d'une phrase ou les insultes proverbiales vous seront assénées comme autant de coup de bâtons. Les grands mots comme con....j'en passe et des meilleures et des bien plus mure. Tout cela parce que vous n’êtes pas en accord avec la doctrine d'un horrible personnage qui derrière le clavier de son ordinateur se lâche dans un délire de mots du cru. Qui plus est, l'orthographe délirante, indigne d'un enfant de maternelle souligne encore un peu plus l'immaturité et le degré zéro de ce cerveau en manque d'oxygène.

Je me suis toujours dis que  la politesse, qu'elle soit verbale ou écrite, est le fondement même du respect que l'on a pour les autres. Mais bon je suis d'un autre siècle.

Allez bonne nuit 

11/02/2016

La bonne éducation

6c0accab0b88874b8ccd69cc1e5bb37c.jpgJe suis né il y a un demi siècle dans une famille ni pauvre ni riche. Mon père était cordonnier et ma mère coiffeuse. Ça doit rappeler peut être un quelconque roman du début du 20ème avec toute la panoplie de sous-entendus et de descriptions larmoyantes qui ont court dans ce genre littéraire. Mes parents étaient catholiques et j'allais le dimanche à la messe, j'avoue que c'était pas vraiment mon pain béni (ah ah ah ). Néanmoins je dois admettre que c'est là aussi que mon éducation s'est faite. Non pas par une conversion philosophique, mais bien par le respect et la tolérance qu'engendre une certaine forme d'obligation. Une obligation liée aussi à des concepts qui actuellement échappent totalement à ceux qui forgent l'avenir de notre monde.

Après des années, je suis passé d'un monde à un autre. Celui du rêve inaccessible, celui du domaine de l'impossible. Vous savez cette maison magnifique qui ressemble à un château, vous passez tous les jours devant, mais n'imaginez pas ce qui se passe par-delà la grille d’entrée. Apres des années à me demander ce que les murs de cette maison cachaient, j'ai eu l'opportunité d’y vivre. Non pas dans le grand salon d’apparat aux frises dorées ou j’aurais pu prendre mes aises, non pas dans la grande cuisine qui ressemble plus à celle d’un restaurant qu’à celle d’une maison particulière. Non simplement dans ce que l’on appelle une dépendance, un endroit où on conserve l’humilité de sa fonction.

Mais je m'égare quelque peu. Car je voulais surtout en revenir à ce problème d'éducation et à ce manque de responsabilité de certains parents, notamment dans des milieux dis « privilégiés ».

J’ai la chance d'habiter dans une région favorisée, pas spécialement le plus bel endroit du pays, mais vraiment pas à se plaindre. Ma fille suit un système scolaire tout à fait classique comme tous les élèves autochtones, certain ont des parents banquiers, d'autres sont des ouvriers communaux, d'autres de simples commerçants ou des caissières célibataires du carrefour du coin, mais ensemble les enfants oublient leurs différences, ou plutôt ignorent leurs différences.

A l'heure du carnaval quand les écoles se ferment pour une semaine, et que les parents ont des obligations on recherche alors la meilleure solution pour occuper nos têtes blondes, le choix se porte sur ce qui correspond au mieux aux souhaits et désirs de ma fille. 

La voilà donc fréquentant un stage ou se croisent une majorité d'enfants fréquentant la Sint J School, La S high School, ou l’école de V Duc. Bref prout prout lalère, le petit doigt en l'air. J’avoue je ne m’y attendais pas.

Les parents pour la plupart sont représentatifs de tous les pays européens. Plaques CD, fonctionnaires européens. L'arrogance des parents déteint sur leurs enfants. Le dédain pour les classes « inférieures » ne fréquentant pas les mêmes lieux « hypes », se gaussant et rigolant en voyant que ma voiture ne dépasse pas deux mètres cinquante. Puis cette façon qu'ont les enfants au même titre que leurs parents de déconsidérer de se moquer de ceux qui ne sont pas de leur monde.

Alors la me vient la colère face à ce dédain, alors me vient les mots de mépris les plus profonds pour ces bouseux qui croient que dans leurs fauteuils de cuir ou ils revendiquent leur place dans le monde, que l’univers leur appartient, ceux qui croient que la grosse BM planquée en plein milieux du trottoir fait toute la différence.

Es ce parce qu'on travaille dans de hautes fonctions qu'on se doit de mettre de côté le respect et l'éducation. Des enfants qui ne disent pas « je voudrais », mais « je veux », « je n'aime pas », « je ne veux pas », « c'est moche » et « c'est degueulasse », le tout à 6 ans en buvant du coca cola.

Qu'il y ait une différence sociale nette, soit. Qu'il y ait d'un côté beaucoup d'argent, de l’autre bien peu, re-soit, mais le pont entre les deux c'est la bonne éducation. Ma fille apprends le respect et n'en déplaise aux intégristes de tous bords, en lui apprenant le « nôtre père » le soir, en lui expliquant le respect de la vie, de ce qui bouge, qu'il soit noir, jaune, vert ou bleu, en lui apprenant à se défendre aussi, car il ne faut pas être naïf, ce n'est pas parce qu'on nous frappe sur une joue qu'on va invariablement tendre l'autre,  en lui apprenant les valeurs du « je voudrais » en lieu et place du « je veux », on lui apprend à se forger une place dans le monde au côté de tous les autres.  

09/02/2016

Coaching

images.pngJe ne sais pas vous, mais il y a un truc en ce bas monde qui me chiffonne ! Je n'ai jamais vu autant de problèmes ici bas, que cela soi dans la gestion des entreprises, des institutions ou même des nations, et paradoxalement je n'arrête pas de recevoir des offres de coaching, de "mutation" de "transparence intuitive" (faudra m'expliquer...), bref un tas de belles choses, bien emballées auquel mon esprit simpliste ne comprends absolument rien, avec des théories aux noms barbares qui vont me permettre de trouver ma voie, d'extérioriser mon moi interne qui ne s'exprime pas suffisamment, et bla bla bla bla. Pendant ce temps, le monde tourne en carré, les faillites s'accumulent et le chômage n’arrête pas de grimper. Mais ils ont tous la solution. Et si la solution c’était tout simplement de mettre de l'ordre et d’être organisé, puis surtout d'être ouvert aux critiques quand elle sont constructives. Le reste ce n'est que du vent. Mais bon c'est mon avis !

 

03/02/2016

Ecrire et rêver

10530672_10152651959244271_6217007247744912410_n.jpgAu départ ce blog était uniquement dédié à ce qui est, à ce qui fut, une part de ma profession. Mais la vie, l’actualité ou mes humeurs passagères me poussent parfois à rédiger des moments forts qui me passent par la tête. Puis c'est mon blog après tout, non ? J

J'ai toujours aimé écrire, arriver à mettre en phrases des pensées, des rires, des sourires et des moments plus émouvants. Comme un instantané textuel. Rédiger fait du bien à l’âme et au cœur et libère des émotions. Et puis, écrire cela reste aussi un peu une gourmandise.

Je n'ai pas le talent de certain qui vous pondent des romans en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et pour le comprendre, sachant déjà à la première lettre de leur roman quel sera la dernière lettre de celui-ci. J’admire aussi ceux et celles qui ont le don de pouvoir mettre en forme des émotions, par le biais de la peinture, de la musique ou via l’objectif de leur appareil photographique.

Pour ma part, je me contente de prendre les mots tels qu'ils planent dans ma tête, emportant mes rêves et j'essaye de mettre le tout dans une forme pléthorique, dans un ensemble concret et discret qui veut dire quelque chose, qui me ramène à des sentiments ou des émotions qui jamais ne durent.

Vous n'avez jamais eu envie parfois, après un petit verre de trop, vous n'avez jamais eu envie de refaire le monde à votre façon, façon philosophie, et paix sur terre ? Sans doute es ce la bouteille (non pas celle du verre de trop, mais celle de l’âge que l'on se donne) qui grise un peu les cheveux de l'existence. 

On voit le monde d'une autre façon. Comme je l'ai entendu quelque part, je ne me souviens plus ou : « notre existence est un brouillon que l'on ne peut pas mettre au propre ». On rêve d'habiter dans le sud quand on vit tous les jours dans "l'enfer" du nord. On rêve d'aimer une blonde quand on côtoie tous les jours une brune qui ne compte pas pour des prunes.

Et si réellement tout cela n’était vraiment qu'un brouillon, servant peut être dans un autre avenir à faire place nette ? 

Si vous avez lu ce texte jusqu’au bout, vous n'aurez rien appris du house-management et autres assistants personnel, vous m'en voyez désolé, mais des fois on a envie de faire un petit détour, de voir d'autres paysages, de quitter le format linéaire des autoroutes, de l'asphalte, et de prendre un avion pour  se réfugier vers un ailleurs et suivre le chemin du soleil qui se couche sur des chalets et une plage aux dimensions infinies.

Merci de m’avoir lu.